Voici comment éviter des soucis financiers en cas de décès prématuré ?

Même si nous vivons tous plus longtemps, il vaut mieux tenir compte du fait que la mort fait partie intégrante de la vie. C'est pourquoi il est judicieux de réfléchir à temps à la protection financière de vos proches et (si vous êtes indépendant) de votre entreprise.  Vous pouvez ainsi souscrire une assurance-décès pour leur éviter beaucoup de soucis financiers.

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    L'espérance de vie ne cesse d'augmenter

    Si le concept du vieillissement croissant de la population nous est familier, tout le monde ne sait pas que, dans l'hypothèse d'une mortalité constante, 10 % des Belges n'atteignent jamais l'âge de la retraite. Les chiffres de Statbel pour 2019 démontrent en effet que 16.163 Belges sont décédés à un âge compris entre 20 et 64 ans. Il n’est donc pas si surprenant d’avoir dans notre entourage plusieurs connaissances (membres de la famille, amis, voisins, collègues, etc.) ayant perdu la vie avant 65 ans.

     

    L'impact d'un décès sur la famille ou l’entreprise

    Ces chiffres donnent matière à réflexion. En effet, la disparition d'un chef de famille réduit considérablement le revenu du ménage, alors qu'un certain nombre d'obligations financières continuent à courir. Avec parfois de lourdes conséquences sur le budget du ménage. Il existe pourtant des solutions simples pour éviter les problèmes financiers.  L'assurance solde restant dû, par exemple. Contractez une telle assurance de manière mûrement réfléchie. Vérifiez si vous et votre conjoint êtes bien assurés à 100 % : en cas de décès de l'un d’entre vous, le prêt hypothécaire sera alors intégralement réglé. Demandez-vous donc comment vos proches pourront maintenir le même niveau de vie lorsque vous ne serez plus là. En faisant cet exercice à l'avance, vous saurez au moins ce qui les attend.

     

    Une assurance-décès est intéressante pour tout le monde

    Consultez votre expert en assurances, renseignez-vous auprès d'un professionnel et vérifiez de quelles assurances vous disposez déjà. Certaines personnes ignorent, par exemple, qu’une « assurance-vie » est le terme générique pour les assurances liées à l’existence ou au décès d’une personne assurée. Nous considérons souvent l’assurance solde restant dû comme une évidence, mais ne jugeons pas indispensable une couverture décès qui garantit le niveau de vie de notre famille. Un tel raisonnement manque de logique. En effet, à une époque où nous assurons notre voiture, nos meubles, notre smartphone, etc., nous ne pensons en réalité pas à assurer notre propre vie, permettant ainsi à nos proches de poursuivre une existence paisible une fois que nous ne serons plus là.

    Supposons que vous louiez une maison en couple et que vous vous retrouviez seul(e) : tous les frais liés au loyer vous incombent alors.  Vous auriez donc tout intérêt à contracter une assurance-décès  pour vous éviter bien des tracas.  Il en va de même si, par exemple, votre partenaire qui travaille à domicile, venait soudain à disparaître : en tant que conjoint survivant, vous devriez assumer des dépenses supplémentaires, telles que la crèche, etc. Si vous êtes divorcé(e) dans le cadre d’un régime de pension alimentaire, l'assurance-décès pour les deux conjoints peut garantir la pension alimentaire et, éventuellement, les frais d’études de vos enfants. Ainsi, des grands-parents désireux de favoriser plutôt leurs petits-enfants que leurs enfants peuvent, par exemple, financer leurs études au moyen d'une assurance-décès.

     

    Une assurance-décès pour payer les droits de succession

    L'assurance-décès est en outre utile pour régler la facture élevée des droits de succession. Ces droits grimpent encore, dans la tranche supérieure, jusqu’à 80 % en Wallonie et à Bruxelles et jusqu'à 55 % en Flandre. Gardez à l'esprit que les cohabitants légaux héritent uniquement de l'usufruit de l’habitation et de son contenu, tandis que les cohabitants de fait n'héritent de rien du tout. Une assurance-décès vous permet cependant de céder des biens mobiliers au conjoint survivant. Les beaux-enfants de familles recomposées n'héritent de rien ; pour eux aussi, l'assurance-décès apporte une solution.  Découvrez ici comment des cohabitants peuvent se protéger financièrement au moyen d'une assurance-décès.

     

    Une assurance-décès pour une protection temporaire

    Il existe deux types d'assurances-décès temporaires – compatibles entre elles – qui prévoient le versement par l'assureur d’un capital en cas de décès avant une date donnée.  La première est l'assurance-décès (branche 21) à capital constant. Certains assureurs proposent deux formules : le versement au bénéficiaire choisi (sur une seule tête) du capital convenu en cas de décès avant la date de fin du contrat; et l'assurance sur deux têtes, le capital étant alloué au conjoint survivant. En outre, il existe une assurance-décès temporaire dite « à capital décroissant », dont le capital décès diminue progressivement au fil du contrat. L’assurance solde restant dû, souvent utilisée pour couvrir un prêt hypothécaire, en est un exemple.

     

    Une assurance-décès pour une protection tout au long de la vie

    Si vous souscrivez une assurance-décès à capital constant, l'assureur vous versera le capital prévu dans la police au moment du décès, si ce dernier se produit au cours de la période assurée.  Cette assurance constitue un bon complément, par exemple, à une assurance groupe auprès d'un employeur. Cette dernière est en effet souvent insuffisante pour garantir le niveau de vie de votre famille en cas de décès prématuré. Il est conseillé de demander à votre employeur à combien s'élève réellement la couverture de votre assurance groupe. Lors de la souscription, vous déterminez vous-même le capital à assurer, ainsi que la durée de votre couverture et les bénéficiaires de l'assurance-décès, en fonction de votre situation familiale spécifique. Les primes varient selon le montant à assurer et la durée du contrat. À certaines conditions, elles sont déductibles fiscalement. En outre, il existe l'option d'un capital supplémentaire en cas de décès des suites d’un accident et certains assureurs vous font bénéficier d'une réduction en tant que donneur d'organe. Une alternative à l'assurance-décès est une assurance-décès complémentaire dans le cadre d'une assurance pension.

     

    Une assurance-décès pour les indépendants

    Si vous êtes gérant d'une entreprise, il est certainement nécessaire de réfléchir à temps à l'impact, à court terme comme à long terme, d’un décès inattendu. Par exemple, si vous avez créé votre propre PME ou êtes indépendant, les retombées sur votre entreprise sont considérables. En effet, vous vous êtes engagé(e) dans certains projets et avez signé des contrats. Il peut être opportun de vous demander à l'avance qui sera responsable en cas de non-respect de vos obligations et quel en sera l’impact sur vos proches.

    Il est en effet important, en tant qu'indépendant, de garantir la continuité financière de votre entreprise.  Une assurance chiffre d’affaires garanti est une solution possible.  La société souscrit la police et en est également la bénéficiaire.

    D'autres solutions consistent en une assurance-décès couvrant les frais fixes et pouvant être incluse dans l’Engagement individuel de Pension (EIP) ou la Pension complémentaire libre pour Indépendants (PCLI). Vous pouvez vous-même souscrire la PLCI (ou le faire via votre entreprise), tandis que l'EIP doit toujours être souscrit par l'entreprise. Les primes sont déductibles fiscalement.  Veillez à une couverture suffisante, déduction faite des impôts sur le montant versé. Des options supplémentaires sont le paiement d'un montant fixe en cas de décès des suites d’un accident ou un paiement lié ou non au remboursement d'un prêt (crédit de caisse, prêt hypothécaire, etc.).

     

    Décès d'un associé

    Si vous avez une société, gardez à l’esprit qu’en cas de décès d'un associé, les personnes qui héritent de ses parts ne partagent peut-être pas la même vision de la société. Par conséquent, signez devant notaire une convention d'actionnaires stipulant que les associés ont un droit de préemption sur les parts de l'associé défunt. Laissez également chaque associé souscrire sur la tête des autres associés une assurance-décès dans laquelle il agit lui-même en qualité de bénéficiaire. De cette façon, les associés peuvent acheter les parts libérées avec le capital assuré, garantissant ainsi la continuité de la société.

     

    Un conseil en or

    En fonction de votre situation, il existe donc des moyens d’éviter à vos proches une catastrophe financière. Renseignez-vous dès lors à l'avance, mais surtout, prenez bien soin de vous et menez une vie saine : vous réduirez ainsi les risques de décès prématuré.


    Vous souhaitez en savoir plus sur les couvertures décès ? Alors, ne manquez pas de demander conseil à votre expert en assurances.

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