Travailler au-delà de 65 ans !

Tout le monde ne décompte pas les jours jusqu’à la pension légale. À 65 ans, vous n’avez peut-être aucune envie d’arrêter de travailler. Nous vivons plus longtemps et nous restons en bonne santé plus longtemps. Pourquoi ne pourrions-nous pas rester actif plus longtemps ? L’âge légal de la retraite est actuellement de 65 ans, mais cet âge est systématiquement relevé. Il sera porté à 66 ans en 2025 et à 67 ans en 2030. Prendre sa retraite est le début d’une nouvelle phase importante de votre vie. Comme l’espérance de vie moyenne continue à augmenter, supposons que vous preniez votre retraite légale à 65 ans et que vous atteigniez l’âge de 90 ans, il s’agit d’une période de pas moins de 25 ans ! Cette période est beaucoup plus longue que votre jeunesse. Mais comment allez-vous combler cette nouvelle phase de votre vie ? Vous pouvez consacrer beaucoup de temps à vos loisirs, passer du temps avec vos petits-enfants, voyager... Il est également possible que vous n’en soyez pas encore là et que vous souhaitiez rester professionnellement actif, à temps plein ou à temps partiel. Il est aussi possible que vous réduisiez progressivement votre travail actif à l’approche de la retraite. Quelles sont vos options si, après avoir atteint l’âge légal de la retraite, vous souhaitez tout de même continuer à travailler ?

doorwerken 65j
Dans cet article
    Partagez cet article

    1. Continuer à travailler et reporter votre retraite

    Lorsque vous avez atteint l’âge légal de la retraite, vous n’êtes pas obligé de prendre immédiatement votre retraite. Moyennant l’accord de votre employeur, vous pouvez continuer à travailler en tant que travailleur salarié. Dans ce cas, vous introduisez simplement la demande de pension plus tard. En tant qu’indépendant, vous pouvez aussi continuer votre activité après l’âge de la retraite. Ils arrive que les indépendants prolongent leur carrière pour avoir droit à la pension minimum légale. Pour cela, il vous faut une carrière d’au moins 30 ans. D’autres indépendants, quant à eux, souhaitent porter leur carrière à 45 ans pour avoir une pension complète. Quiconque n’atteint pas ce seuil doit par exemple se contenter de 40/45ème du montant. Vos contrats d’épargne-pension complémentaires, tels qu’une assurance groupe pour un travailleur salarié ou une pension libre complémentaire pour indépendants (PLCI), une convention de pension pour travailleur indépendant (CPTI) et un engagement individuel de pension (EIP), ne sont versés que lorsque vous prenez effectivement votre retraite.

    2. Percevoir des revenus complémentaires illimités une fois à la retraite

    Après votre retraite légale, vous souhaitez peut-être exercer le métier dont vous avez rêvé. Depuis 2015, si vous recevez une pension de retraite, vous pouvez percevoir des revenus complémentaires illimités si vous avez 65 ans ou plus. C’est également le cas si vous n’avez pas encore 65 ans mais que vous avez travaillé pendant au moins 45 ans lors du début de votre retraite. Si vous avez déjà 65 ans, le nombre d’années travaillées n’a pas d’importance. Peu importe que vous travailliez en tant que travailleur salarié, travailleur indépendant ou fonctionnaire.

    Avec cette activité professionnelle complémentaire, vous ne constituez toutefois plus de droits de pension. La pension légale n’est donc pas augmentée.

    « Illimité » ne signifie cependant pas « non imposé ». Vous devez donc déclarer les revenus dans votre déclaration d’impôts. Ces revenus sont imposés au taux d’imposition marginal du contribuable retraité.

    3. Percevoir temporairement des revenus complémentaires illimités après le décès du conjoint

    Même si vous recevez une allocation de transition, vous pouvez percevoir des revenus complémentaires illimités. Une allocation de transition est une pension de survie temporaire qui est versée depuis 2015 à un veuf ou une veuve de moins de 48 ans. Cet âge sera progressivement porté à 55 ans en 2030. L’allocation de transition est versée pendant 12 mois à celui/celle qui n’a pas d’enfants et pendant 24 mois s’il y a des enfants.

    4. Percevoir des revenus complémentaires limités une fois à la retraite

    Vous n’avez pas encore 65 ans ou n’avez pas 45 années de carrière derrière vous ? Vous pouvez percevoir des revenus complémentaires, mais les revenus professionnels bruts autorisés sont limités à un certain montant. Si vous ne respectez pas les limites imposées, cela aura un impact sur votre pension légale qui sera réduite ou pourra même être suspendue. Les revenus autorisés sont évalués et indexés sur une base annuelle. Ils dépendent de l’activité professionnelle, du fait que vous ayez déjà atteint l’âge légal de la retraite, du fait que vous ayez encore des enfants à charge et du type de pension dont vous bénéficiez. Le plafond des revenus professionnels autorisés diffère pour les travailleurs salariés et les travailleurs indépendants.

    Montants des plafonds en 2021 si vous êtes retraité :

    Travailler au-delà de 65 ans !

    Source de l'image : Service fédéral des Pensions

    Une pension de survie est une pension versée par l’État pour le travail effectué par un conjoint décédé. Seuls les conjoints entrent en ligne de compte, s’ils remplissent certaines conditions. Vous recevez une pension de ménage si l’autre partenaire n’a pas travaillé. La pension de famille est plus élevée que la pension d’isolé et n’est également applicable qu’aux conjoints.

    5. Flexi-job pour les pensionnés

    Qu’est-ce qu’un flexi-job ?

    Depuis le 1er janvier 2018, les retraités peuvent également exercer un flexi-job. Si vous avez 65 ans ou plus lorsque vous commencez un flexi-job, vous êtes officiellement retraité et pouvez exercer un flexi-job. Grâce au système des flexi-jobs, des retraités peuvent percevoir des revenus complémentaires à des conditions favorables, tandis que des employeurs peuvent déployer du personnel supplémentaire en périodes de pointe de manière flexible et avantageuse. Les flexi-jobistes peuvent percevoir des revenus complémentaires dans des secteurs spécifiques tels que l’horeca, les boulangeries, les commerces de détail indépendants, les salons de coiffure, les supermarchés… Le flexi-job est fiscalement intéressant tant pour le travailleur que pour l’employeur. Le salaire brut correspond au salaire net, puisque vous ne devez pas payer d’impôts ni de cotisations sociales. Mais cela va souvent bien plus loin que le simple gain de revenus complémentaires. Grâce au flexi-job, vous restez également actif et rencontrez de nouvelles personnes.

    Flexi-job et pension ?

    Les retraités qui ont 65 ans (au 1er janvier) ou qui ont eu une carrière de 45 ans en tant que salarié, fonctionnaire ou indépendant au début de leur pension peuvent gagner autant qu'ils le souhaitent (à condition de ne pas percevoir de pension de ménage). Les retraités qui n'ont pas atteint l'âge légal de la retraite et une carrière incomplète ne peuvent gagner qu'un montant supplémentaire limité. Le revenu d'un flexi-job est considéré comme un revenu professionnel et est donc pris en compte lors de l'évaluation des limites salariales.

    6. Volontariat pour les pensionnés

    En tant que retraité, vous pouvez faire du volontariat. Vous ne devez pas le déclarer dans votre déclaration d’impôts et cela n’a pas d’impact sur votre pension. En tant que volontaire, en 2021, vous pouvez recevoir une indemnité de volontariat d’un maximum de 35,41 euros par jour et d’un maximum de 1 416,16 euros par an. Cette indemnité de défraiement ne compense que les frais engagés (transport, nourriture, utilisation de GSM…). L’indemnité de volontariat n’est pas imposable à condition que vous respectiez les montants maximums.

    Conclusion

    Vous êtes en bonne santé, vous voulez être actif et vous aimez les contacts sociaux. De plus, vous souhaitez mettre votre riche expérience au service de collègues plus jeunes. Vous ne devez pas obligatoirement arrêter de travailler à 65 ans.

    Il est également possible que vous vouliez percevoir des revenus complémentaires pour joindre les deux bouts au vu de la pension légale que l’État prévoit.

    Dans certaines conditions, il est possible de percevoir des revenus complémentaires illimités. Mais, « illimité » ne signifie cependant pas « non imposé ».