Une page de ma vie: entreprendre en tant qu’entrepreneuse durable.

little green box

Little Green Box

 

Entreprendre en tant qu’entrepreneuse durable.

 

Little Green Box propose des boîtes repas bio, Belges, respectueuses de l’environnement et au délicieux contenu. Suite à un burn-out causé par son travail dans le secteur bancaire, Szandra Gonzalez, fondatrice et administratrice déléguée de Little Green Box, a décidé de lancer un projet avec, en son centre, des valeurs lui tenant fort à coeur.

 

Passé

 

  1. Comment votre entreprise a-t-elle commencé ?

Szandra: “Alors que j’étais en arrêt de travail, j’ai participé en septembre 2016 à un week-end sur l’entrepreneuriat organisé par Serendipities. L’objectif de ma participation était à ce moment-là principalement thérapeutique et le projet présenté pendant les différents exercices devait rester purement fictif.”

 

  1. Qu’est-ce qui vous a dès lors poussée à franchir le pas ? 



Szandra: “L’idée de Little Green Box a très vite germé et, en décembre 2016, je me suis dit que j’étais tout à fait capable de lui donner vie. Après une séance d’information sur le crowdfunding en janvier 2017, j’ai lancé une campagne en février-mars de la même année et, grâce à celle-ci, j’ai récolté près de 30 000 €. Ça m’a permis de livrer mes premières 100 boîtes dès mai 2017. Au 1er juillet, j’ai créé mon entreprise et me suis lancée à plein-temps dans l’aventure.” 


 

  1. Comment s’est passé le début ? Quel était votre sentiment ?

Szandra: “La première année a été une année de test. Dès la deuxième année, je me suis demandé sous quelle forme l’entreprise devait se présenter afin d’investir. Le format de coopérative s’est très vite imposé comme une évidence. Évidemment, il y a des points positifs et négatifs à cette structure mais la réelle valeur ajoutée est la communauté qui s’est vu créée autour du projet. Actuellement, 50 coopérateurs gravitent autour de Little Green Box.”

Présent

  1. Quels sont les défis auxquels vous faites face maintenant ?

Szandra: “De façon générale, je me rends compte qu’entreprendre est plus difficile ce que je pensais. Ce n’est plus la cage dorée dans laquelle je me trouvais lorsque je travaillais dans le secteur bancaire. Cela dit, j’assume complètement la responsabilité que j’ai maintenant. L’entrepreneuriat, c’est un peu le parcours du combattant parce que toutes les informations ne sont pas centralisées, ce qui peut parfois générer des frustrations. Malgré cela, chaque information et aide extérieure est arrivée au bon moment du parcours et a pu contribuer à faire avancer le projet dans la bonne direction.”

  


  1. Qu’avez-vous déjà accompli ? De quoi êtes-vous la plus fière?

Szandra: “Je suis fière de tout ce que j’ai accompli jusqu’à présent, non seulement de la vitesse mais aussi de la manière avec laquelle tout s’est passé. Je suis également très heureuse d’être arrivée à porter ce projet jusqu’à cette troisième année tout en continuant à faire les choses selon les valeurs que je me suis inculquées depuis le début. Jusqu’à il y a peu, j’étais toute seule aux commandes de ce projet (dans les 6 derniers mois, 4 employés se sont joints à la structure, NDLR). Je ne pensais pas un jour me revendiquer en tant que telle auparavant mais je suis également fière d’être une femme entrepreneuse car j’ai pris conscience de la stigmatisation qu’il existe encore et toujours autour de l’entrepreneuriat féminin.” 





 

  1. Comment gérez-vous le stress ? Quel est votre équilibre travail-privé ?



Szandra: “Quand je travaillais à Bruxelles, je devais faire beaucoup de trajets à partir du Brabant Wallon. Cela, en plus d’être maman d’un premier enfant, occasionnait beaucoup de stress.  Depuis que je travaille à mon compte, j’ai pu relocaliser mon activité professionnelle à seulement 2 kilomètres de chez moi. Il est vrai qu’être entrepreneuse veut dire que je pense constamment à mon travail mais la grosse différence, c’est que j’en profite aussi beaucoup plus. Et puis, si je ne veux pas travailler ou que je dois m’occuper d’affaires personnelles, j’ai la flexibilité de le faire. Depuis que je suis tombé enceinte de mon deuxième enfant, je fais aussi du télétravail et, bien que je me sois posé la question s’il était encore malin de continuer l’entrepreneuriat dans ces circonstances-là, la liberté que ça m’apporte est inégalable.” 



Futur



 

  1. Quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés pour les années à venir ?

Szandra: “L’objectif principal pour les 4-5 prochaines années est d’atteindre l’équilibre financier. Mis à part ça, dans les deux années à venir, je veux vraiment me donner à fond : investir dans du matériel et dans du personnel. Le statut de l’entreprise va également passer “d’entreprise à finalité sociale” à “entreprise d’insertion socioprofessionnelle, ce qui est déjà en lien avec les valeurs que la coopérative a pour le moment. Notre but est de créer de l’emploi et nous travaillons avec différents CPAS pour permettre à des personnes de se réinsérer professionnellement en effectuant du travail dit non-qualifié (préparation de commandes, livraisons…). À côté de cela, nous allons aussi prochainement desservir Liège et puis, d’ici à septembre 2020, nous comptons lancer notre première franchise au sud du pays. Des nouveaux produits devraient aussi bientôt voir le jour.”

 


  1. Comment protégez-vous votre entreprise et votre famille ?



Szandra: “Pour l’entreprise, nous avons toutes les assurances possibles : assurance obligatoire, assurance incendie pour l’atelier, assurance pour le personnel, assurance R.C. administrateur, assurance pour les coopérateurs… Pour ma famille également, j’ai toutes les assurances nécessaires. C’est évidemment extrêmement important. De mon côté, je souscris à une pension complémentaire depuis mes 25 ans. En tant qu’indépendante, c’est primordial de penser à toutes ces choses-là et de déjà se préparer pour plus tard.”