Sûre, l'épargne-pension ?

L'épargne-pension vous permet de mettre de l'argent de côté pour passer vos vieux jours à l'abri des soucis financiers. Mais est-elle toujours sûre ? Y a-t-il des risques ? Et que se passe-t-il en cas de faillite de l'assureur ?

Compte ou assurance

En matière d'épargne-pension, vous aurez le choix entre une assurance épargne-pension et un compte d'épargne-pension. Selon votre choix, la sécurité dont vous bénéficierez ne sera pas la même.

  • Une assurance épargne-pension est, comme son nom l'indique, proposée par un assureur. Cette formule vous offrira une garantie de capital et éventuellement aussi un rendement garanti, en fonction du produit que vous choisirez. Vous récupérerez donc l'intégralité de votre mise, après déduction des frais.
  • Un compte d'épargne-pension, auprès d'une banque, ne vous assurera pas de rendement garanti. Les résultats dépendront dans ce cas du rendement du fonds de pension sous-jacent. Si celui-ci est bon, vous pourrez envisager un rendement plus important qu'avec une assurance épargne-pension. Mais si le fonds se comporte moins bien voire mal, vous risquerez aussi de perdre une partie de vos économies…

En d’autres termes, investir dans un compte d'épargne-pension comportera plus de risques, mais vous donnera aussi la possibilité de bénéficier, éventuellement, d'un meilleur rendement. À vous donc de voir si vous souhaitez courir ce risque.

Contrôle

Pour les assurances-vie de type branche 21, dont font partie de nombreuses assurances épargne-pension, il existe encore une protection supplémentaire. Le Fonds spécial de protection des dépôts et des assurances sur la vie garantit en effet le remboursement d'un maximum de 100.000 € par preneur d'assurance par compagnie en cas de faillite de cette dernière.

Si vous avez par contre un compte d'épargne-pension auprès d'une banque (et donc pas une assurance), la garantie du Fonds spécial de protection ne s'appliquera pas.

Néanmoins, les banques et assureurs sont rigoureusement contrôlés par la FSMA et la Banque nationale de Belgique, précisément pour éviter ce genre de problèmes. Les assureurs doivent ainsi constituer des réserves suffisantes (ratio de solvabilité) pour couvrir leurs futures obligations et l'organe de surveillance surveille de près leur rentabilité.