Assurance de groupe : en quoi est-ce intéressant et quel rendement le travailleur peut-il espérer ?

Les médias le répètent tant et plus : se constituer soi-même une pension complémentaire est aujourd'hui devenu indispensable dans la mesure où la pension légale ne suffira pas pour maintenir son niveau de vie une fois sonné l'âge de la retraite. En tant que manager RH, vous pouvez donner un sérieux coup de pouce sur ce plan aux membres de votre personnel en leur proposant une assurance de groupe. Mais quels sont réellement les avantages d'un tel produit ? Et quel rendement le travailleur peut-il espérer ?

Un premier avantage logique est que le travailleur se constitue une pension complémentaire, alors que les cotisations sont payées entièrement ou partiellement par son employeur. Et si le travailleur doit financer lui-même une partie de la prime, il peut alors bénéficier d'un avantage fiscal de 30 % (+ impôt communal).

Le capital que le travailleur pourra espérer au final dépendra quant à lui de plusieurs facteurs : montant des cotisations, rendement annuel, type d'assurance de groupe, nombre d'années durant lesquelles il aura bénéficié de l'assurance de groupe, ... D'une manière générale, il existe trois grands types d'assurances de groupe : assurance de groupe de type ‘prestations fixes’, assurance de groupe de type ‘cotisations fixes’ et plan cash balance. Vous lirez tout sur les différences entre ces trois types de contrats ici.

La Loi sur les pensions complémentaires (LPC) stipule que l'employeur est tenu de veiller à ce que les affiliés reçoivent au minimum, en cas de mise à la pension ou de départ, le montant des sommes versées et capitalisées à un taux fixé par la loi. Autrement dit, le travailleur a droit à un rendement minimum (pour les plans à cotisations fixes et cash balance). Le travailleur n'a donc pas à s'inquiéter de la situation économique et d'une éventuelle faiblesse des taux puisque si le rendement final à l'échéance est inférieur au rendement minimum garanti par la loi, l'employeur devra faire l'appoint. Comme plusieurs assureurs-groupes ont encore abaissé le rendement garanti des assurances de groupe dernièrement, certains employeurs ont peur de devoir y aller sérieusement de leur poche à l'échéance. D'autres acteurs, de leur côté, font du lobbying pour abaisser voire supprimer le rendement garanti. Il s'agit donc d'un point important dans les débats sur les assurances de groupe et le deuxième pilier.

Quoi qu'il en soit, une assurance de groupe rapporte bien plus net à un travailleur qu'une augmentation équivalente de son salaire brut. Seulement, le travailleur doit attendre sensiblement plus longtemps avant de pouvoir disposer réellement de son argent.

Le travailleur peut toutefois choisir entre un versement sous forme de capital ou sous forme de rente. En Belgique, la très grande majorité des assurances de groupe sont versées sous forme d'un capital unique. Les travailleurs doivent aussi savoir que plus ils demandent le capital tard, plus le taux d'imposition sur le capital final diminue.